Réserves boisées et développement durable

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Les mansonniens, tout comme beaucoup de français, se préoccupent toujours plus des problèmes environnementaux. La qualité de vie est souvent l’argument premier avancé à la question « Pourquoi habitez-vous le Parc ? ».

La question du développement durable soulève bien des débats. Cette expression, de plus en plus utilisée, représente l’idée que la société d’aujourd’hui doit vivre et répondre à ses besoins sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins. Ramenée au microcosme du Parc, l’étude de cette question est particulièrement intéressante.

D’un point de vue strictement environnemental, le Parc se distingue par ses réserves boisées, plus de 30 hectares de « bois », disséminés sur toute la surface du Parc. Il est en effet impossible de marcher plus de 300 mètres sans apercevoir ces « petits bois », ces hectares de réserves qui font de ce Parc un lieu unique en France, un lieu de promenade privilégié, un endroit où il fait bon vivre.

En écrivant son Cahier des Charges en 1834, Jacques Laffitte a voulu fixer la pérennité de 115 réserves boisées : « Par suite, Monsieur Laffitte renonce à toujours, pour lui et ses ayants cause, à pouvoir changer la nature du Parc ainsi réservé, à la défricher et à y faire aucune coupe extraordinaire, une fois le parc anglais dessiné. »

A partir des années 50, toujours selon la volonté de Jacques Laffitte, l’ASP concéda progressivement certaines réserves au profit de ce que l’on appelle communément les « 30 arpents ». Sur ces réserves, ont été construits des logements sociaux, un groupe scolaire, une chapelle, un parc des sports et une école maternelle conformément au Cahier des Charges de Jacques Laffitte qui « se réserv(ait) la faculté de faire ou laisser faire, pour l’agrément général de la partie réservée, des établissements disséminées (…) sur une étendue qui ne pourra dépasser trente arpents. »

Les servitudes de ce Cahier des Charges sont aujourd’hui celles de l’ASP, ce sont même sa raison d’être !

N’était-ce pas là du « développement durable » avant l’heure ?

Ces réserves classées sont traitées différemment selon l’endroit ; grands espaces dégagés (tempête de 1999 oblige) près de la place Marine, plus « sauvages » et touffues près de la place Napoléon. De même, consciente des évolutions écologiques que notre société connait depuis une petite dizaine d’années, l’ASP adopte chaque année une approche un peu plus organique et naturelle pour l’entretien de ces réserves.

Quatre grands principes ont été adoptés dans le but de protéger l’écosystème des réserves :

  • Laisser vivre certains végétaux qui parfois déplaisent ou sont tout simplement victimes, à tort, d’une mauvaise réputation. En effet, si un entretien est indispensable à nos modes de vie actuels, la nature a également repris, pour partie, ses droits.
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  • Ne plus ramasser les feuilles dans les réserves afin de protéger et d’enrichir naturellement les sols. Cela permet de protéger les bulbes printaniers : les feuilles et petites branches mortes constituent un paillage naturel pour l’hiver. Ces tapis permettent également aux hérissons d’y construire leurs abris pour hiverner.
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  • Laisser certains arbres morts sur pieds (lorsqu’ils ne sont pas dangereux) afin de servir d’habitat et de refuge à une multitude d’insectes indispensables à l’alimentation hivernale de certains oiseaux cavernicoles qui ne migrent pas
  • Faucher tardivement les réserves (après la grenaison) afin de favoriser la biodiversité de la flore et de la faune, insectes notamment.
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Chacun ici se rend bien compte des ravages que provoquerait une modification, même infime, de l’équilibre structurel du Parc. C’est pourquoi l’ASP reste, plus que jamais, vigilante. Cette servitude du Cahier des Charges, qui contraint l’ASP à maintenir en l’état ses réserves boisées, est pour nous la plus importante. Il en va de l’intégrité du Parc et par là même du cadre de vie de ses résidents, et à laquelle vous êtes toutes et tous très attachés.

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