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Association syndicale du parc de Maisons-Laffitte
 

L'arbre et ses maladies

Les essences attaquées, ainsi que les types de maladies, varient d'une année sur l'autre. Il est bien entendu que l'emploi des traitements se fait de façon ponctuelle et uniquement sur les arbres malades.
Par ailleurs, intervenant dans un parc urbanisé nous ne pouvons nous permettre l'emploi de pesticides agricoles ou forestiers. Nous n'intervenons donc qu'avec des produits adaptés et seulement si c’est absolument nécessaire car souvent le remède est pire (pour l’environnement) que le mal.

Nous pouvons regrouper les agresseurs en deux grandes catégories :

  • Les insectes nuisibles
  • Certains champignons responsables de maladies graves de l'arbre

 

Les maladies bactériennes sont incurables, mais rares, ainsi que la contamination des végétaux par certains champignons qui détruisent l'arbre irrémédiablement. Ces champignons, tel le "pourridié racinaire" qui réduit la résistance de l'arbre à l'arrachement, sont très difficiles à détecter d'autant plus que l'arbre garde une belle apparence qui ne laisse en rien soupçonner de la gravité de sa maladie.
Les arbres que nous abattons chaque année le sont le plus souvent de fait d'une maladie cryptogamique (due à un champignon).

Le dérèglement climatique est l’ennemie des arbres. En période de sécheresse et de fortes chaleurs, l’ASP fournit un effort considérable pour maintenir un niveau d’humidité propre à assurer leur survie.

 

Le problème de nos marronniers est qu’ils sont en fin de vie.

  • Âgés de plus de cent ans ils sont fragilisés par la vieillesse.
  • Des étêtages drastiques pratiqués il y a une trentaine d’années ont laissé des plaies non cicatrisées favorisant le pourrissement de l’intérieur du tronc.
  • Ils sont atteints depuis 2004 par une maladie due à un parasite, la cameraria ohridella, leurs feuilles sèchent, roussissent et tombent prématurément.

Du fait de ces trois constats ces arbres font l’objet d’une vigilance toute particulière. Après expertise de l’ONF, et en accord avec cet organisme, la décision d’abattre les plus dangereux a été prise.

Ces abattages de sécurisation se font bien entendu dans la durée, entre 8 et 10 ans, en priorisant les zones de circulation et d’habitation.

Nous substituons aux marronniers abattus des essences diverses et là où le nombre d’arbres à abattre est important tout le tronçon d’avenue est remplacé afin d’éviter la coexistence d’arbres de taille et d’âge différents et de préserver ainsi l’homogénéité de l’alignement.

Les arbres replantés ont une circonférence de 20/25 cm (des arbres plus « mâtures » et d’une circonférence plus conséquente seraient coûteux à l’achat, leur plantation nécessiterait lors de la mise en place le creusement de fosses plus profondes avec risque d’atteindre les réseaux enfouis (canalisation, eau, gaz….). Leur espacement est de 8 mètres.

Ils feront l’objet d’un suivi pendant près de 10 ans, comme cela est le cas pour toutes les replantations dans le Parc.

Le remplacement des marronniers plantés en alignement se fera par tranches successives sur plusieurs années et permettra la replantation de nouvelles essences mieux adaptées aux alignements urbanisés. Le marronnier continuera cependant de figurer à l’inventaire arboré des réserves boisées.

 

Le pourrissement

C’est un autre sujet d’inquiétude. Il est dû en particulier aux élagages drastiques pratiqués jusque dans les années 80, élagages qui ont laissé des plaies non cicatrisées à la tête des arbres favorisant ainsi la progression du pourrissement à l’intérieur du tronc, jusqu’à la souche. Malgré cela les arbres paraissent sains ! Nous avons procédé à des abattages importants et continuons à le faire lorsque des sujets nous paraissent dangereux. Il faut savoir qu’un grand nombre de marronniers devront disparaître dans les années à venir. Mais par quelles essences les remplacer ?  Nous ne sommes en effet pas favorables à la replantation de marronniers pour les raisons suivantes :

  • ils sont sensibles à la maladie,
  • ce ne sont pas des arbres d’alignement, car ils supportent mal l’élagage et ont besoin de beaucoup de surface,
  • leurs marrons tombent sur les voitures, et ne sont par ailleurs pas faciles à ramasser.

Reste l’éventualité des marronniers roses. Des essais, non concluants, ont été faits dans le Parc. Ces marronniers n’ont pas de fruits mais ils sont eux aussi sujets au pourrissement. Ils sont par ailleurs très cassants et vivent moins longtemps.

Les espèces qui peuvent être envisagées : érables, platanes, tilleuls, résineux...

 

Inquiétude sur les résineux

Au cours de l’été 2013, nous avions constaté un dépérissement important survenu sur des résineux (pins, sapins, cèdres). Comme nous l'avions annoncé à l'époque, nous avons procédé à leur inspection phytosanitaire avec un expert qui avait préconisé : de recenser les résineux malades, d'élaguer les branches atteintes au-delà des dégâts visibles à l'œil nu et au printemps 2014 d'injecter du fertilisant et d'abattre les arbres dénaturés par un élagage sanitaire trop important. Un article plus détaillé avait d'ailleurs été consacré - aux résineux malades - dans notre "Parc Actualité" n° 66 qui a été diffusé fin novembre 2013. Toutes ces opérations ont été réalisées et nous allons continuer de surveiller attentivement l'état de nos résineux.

 

 


 

 
 
   

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