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Association syndicale du parc de Maisons-Laffitte
 

Les arbres du Parc

10 000 arbres d’alignement, 10 000 arbres dans les réserves. Ce riche patrimoine arboré fait l’objet d’une attention toute particulière de la part de l’ASP qui doit composer, entre autres, avec les conditions climatiques, les maladies, décider des essences à replanter... Elle s’appuie pour ce faire sur un plan de gestion établi avec l’ONF (Office national des forêts).

Ce plan fixe les normes en matière d'élagage et prévoit la rénovation de certaines avenues dont les essences forment un ensemble hétérogène ou dépérissant.  Il sert également de socle à l’inspecteur des sites pour attribuer d'éventuelles subventions et pour contrôler le travail de l'ASP sur l'ensemble de son patrimoine arboré.

Avec son personnel, l'ASP prend en charge la commande et la plantation des jeunes arbres, leur suivi (taille, traitements, arrosage…), l'élagage des arbres de moins de 20 mètres, l'élagage des rejets et des branches basses, l'abattage des sujets situés dans les réserves.

Nous confions aux entreprises spécialisées l'élagage des sujets de grande hauteur, l'abattage des arbres d'alignement, le dessouchage et les traitements nécessitant un matériel adapté.

Quelques chiffres … (moyenne annuelle)

  • Élagages      7 000 €
  • Abattages    30 000 €          
  • Plantations    15 000 €

 

Les réserves

D’un point de vue strictement environnemental, le parc de Maisons-Laffitte se distingue par ses réserves. Espaces boisés inaliénables, inconstructibles et classés elles représentent l’une des particularités et des richesses du Parc. Propriétés de l’ASP elles sont au nombre de 132 et couvrent 35,5 ha de la superficie du Parc (et 48 si l’on y ajoute celles du centre d’entraînement),  

Il est en effet impossible de marcher plus de trois cents mètres sans apercevoir un « petit bois ». Ce sont ces hectares de réserves qui ont fait de ce Parc, unique en France, un lieu de promenade privilégié pour tous les mansonniens et un endroit où il fait bon vivre et habiter.

Jacques Laffitte, initiateur de ces réserves boisées, a voulu dans son cahier des charges de 1834 en fixer la pérennité « Par suite, Monsieur Laffitte renonce à toujours, pour lui et ses ayants cause, à pouvoir changer la nature du Parc ainsi réservé, à la défricher et a y faire aucune coupe extraordinaire, une fois le parc anglais dessiné ». Les servitudes que s’était imposées Jacques Laffitte et qui sont celles aujourd’hui de l’ASP, « c’est même sa raison d’être », sont inscrites dans le marbre du cahier des charges et des statuts de notre association. N’était-ce pas là du « développement durable » avant l’heure ? Il s’agit en effet de satisfaire aux besoins des générations actuelles sans mettre en péril les ressources qui devront répondre aux besoins des générations futures.

 

Composition des réserves

  • Chênes : 40 %
  • Acacias : 14 %
  • Merisiers - Cerisiers noirs : 14 %
  • Érables : 12 %
  • Charmes : 10 %
  • Essences diverses (frênes, conifères, tilleuls, peupliers.) : 10 %

 

Nos réserves sont peuplées d'environ 10 000 arbres d'essences diverses. Cette diversité doit être maintenue car elle est intéressante pour la variété des paysages. Pour accroître leur valeur paysagère, un enrichissement en essences diverses a été valorisé, notamment en résineux. Ceux-ci permettent en effet de conserver un peu de "verdure" en hiver, et ne sont pas néfastes pour le milieu tant qu'ils restent en mélange avec les feuillus.

Après la tempête, nous avons effectué des coupes sanitaires dans les réserves dévastées, afin d'éradiquer les arbres potentiellement dangereux ou dépérissants. Lors de la replantation qui a suivi nous avons replanté des essences existantes et introduit de nouvelles variétés. C'est ainsi qu'à côté du chêne, de l'acacia et du merisier sont apparus le liquidambar, le châtaignier, le paulownia,  le frêne, le noisetier, le ginkgo biloba, l'alisier blanc, le noyer noir d'Amérique, le cèdre, et l'orme dans une variété résistante à la graphiose, maladie qui a décimé les peuplements d'ormes en France.

Ces réserves classées, qui d’ailleurs sont traitées différemment selon l’endroit, grands espaces dégagés (tempête de 1999 oblige) près de la place Marine, plus « sauvages » et touffues près de la place Napoléon, n’ont failli n’avoir de durable que le nom.

Chacun ici, se rend bien compte des ravages que provoquerait une modification, fut-elle infime, de l’équilibre structurel du Parc. Les incidences ne seraient pas que démographiques, mais aussi environnementales au sens large du terme, sans parler de la chute de la valeur immobilière…

C’est pourquoi nous sommes vigilants. En effet, cette servitude du cahier des charges, qui contraint l’ASP à maintenir en l’état ses réserves boisées, est pour nous la plus importante car il y va de l’intégrité du Parc et par là même de notre cadre de vie auquel nous sommes tous attachés. Il s’agit donc bien là d’une lutte pour la survie du Parc.

 

Une gestion respectueuse de l'environnement

Dans notre Parc les  herbes et les plantes qui poussent au pied des arbres, sur les banquettes, ou dans les réserves, sont d’une étonnante diversité : orties, carottes et cyclamens sauvages, violettes, pissenlits, trèfles, boutons d’or, ciboulette sauvage… Toutes jouent un rôle fondamental dans la chaîne de la biodiversité et sont appréciées des insectes, des oiseaux, de certains petits mammifères. Aussi devons-nous les accepter dans un espace agreste comme le nôtre et surtout ne pas les éliminer en ayant recours, notamment, aux produits chimiques. Aux plantes s’ajoutent les parasites. Il arrive bien sûr que nous ayons à les éradiquer, c’est le cas de la chenille processionnaire par exemple, mais nous le faisons avec discernement en utilisant des produits sans nocivité pour l’environnement. Pour d’autres  au contraire, punaises, cochenilles…  nous n’intervenons pas et laissons faire la nature  qui se régule et s’équilibre d’elle-même. C’est aussi dans cet esprit que nous ne fauchons les réserves qu’une fois par an, lorsque les plantes arrivent à maturité. Les banquettes sont en moyenne fauchées trois fois par an.

Nous avons entrepris de réduire progressivement l’utilisation des produits polluants pour arriver au zéro phyto !  En participant à cet effort collectif, en laissant la nature se développer de  façon mesurée, l’ASP marque sa détermination à gérer son espace arboré selon des règles respectueuses de l’environnement. Objectif atteint pour l’ASP à l’heure où la loi Labbé votée au Sénat le 19 novembre 2015 oblige les collectivités à passer au zéro pesticides d’ici 2017.

 

Les alignements

Ce sont les arbres qui bordent les avenues.

Composition des alignements (10 000 arbres)

  • Érables : 30 %
  • Marronniers : 15 %
  • Tilleuls : 25 %
  • Platanes : 15 %
  • Chênes : 5 %
  • Essences diverses : 10 % (pins, acacias, prunus bouleaux, frênes, charmes, peupliers, ginkgo biloba, aulnes, merisiers ...)

 

Tout en maintenant les essences "traditionnelles" de nos alignements, à l'exception du marronnier, nous introduisons progressivement des variétés mieux adaptées à l'urbanisation de certaines avenues.

Les critères de choix sont les suivants : bonne adaptation au sol, bon enracinement, résistance aux maladies, développement de la couronne acceptable et supportant la taille tout en gardant une apparence naturelle.

Parmi ces espèces on trouve le ginkgo biloba, qui est d'une exceptionnelle résistance aux maladies et parasites, l'aulne cordata qui, contrairement aux autres membres de sa famille, ne dépasse pas les 15 mètres de haut ; originaire de Corse il s'adapte bien au sol sec, calcaire et sablonneux et résiste bien aux coups de vent.

 

 


 

 
 
   

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